Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

electronica/rock/e pop/EBM/dark wave

  • L'UP & DOWN DU MOIS...

    Up & Down logo.jpg

     

     

    DOWN                     COVENANT :  MODERN RUIN

     

    1294927435_covenant-modern-ruin.jpg

     

    La nouvelle mouture du célèbre groupe européen, aux fidèles fans de base du genre ou non, et tournant avec succès outre-atlantique... Par contre la formation alternative, semblable à Seabound ou Diorama ou au phoenix Apoptygma Berzerk, et dont on a pu mesurer avec quelques lives la dimension pas que depechemodienne ainsi que le coté vrai - ne tenant pas qu'aux bandes préenregistrées, aux computers et aux programmes ! - a visiblement souffert du départ d'un de ses membres (C. Nachmanson) puisque l'ensemble, au main-title raté (rare chez Covenant) , n'offre qu'une suite de vagues remakes de titres précédents dont on pourrait presque à chaque coup refaire l'équation, en dépit de l'historique des albums prometteurs très EBM du début de Covenant qui le rapprochait évidemment des dinosaures Front 242 et NIN.

    "Judge of my domain", au rythme tuberculeux, ressemble  très fortement à l'ex-face B "I am" black-listé de l'alternatif "Final Man", le grotesque et métalleux "Lightbringer" fait dans la méthode coué (on est pas chez Motorhead), l'amusant "The Beauty and The Grace" semble très dance, Jupiter ne touche de toute façon pas Pluton dans "Worlds Collide", pendant que l'ensemble , de plus en plus pop, s'éloigne décidément du sombre groove qui caractérisait auparavant ce groupe intéressant, certes surtout juste avant l'orienté "Skyshaper" (c.f le maxi Ritual Noise.)

    Et puis les bpm et les arrangements, très présents tout comme chez Jam & Spoon, sont hélas au détriment d'une pauvreté de thème flagrante à la saveur comique bourgeoise et étrangement paranoiaque, même si quelques curiosités du LP pimentent le tout ainsi que le gothic très prisunic "Wir Sind Die Nacht."

    Enfin Eskil Simonsson, qui ressemble de plus en plus à Peter Cushing période le retour du Dr Terror, ne semble pas trouver de sang neuf ni de suite à ces quelques morceaux à la couleur pourpre dont autrefois, on pouvait dire aussi qu'ils réunissaient - et avec grand talent - Kraftwerk et Nirvana ; avec par exemple, des titres clean-cut à l'élan dévastateur tels que "Voices", "Theremin", ou bien sûr "Northern Light." Too bad. Brrr... ;)

     (*) http://www.covenant.se/

     

    01. Modern Ruin

    02. Lightbringer

    03. Judge of my Domain

    04. Dynamo Clock
    05. Kairos
    06. The Beauty and the Grace
    07. Get on
    08. Worlds Collide
    09. In the Night
    10. Beat the Noise
    11. The Road

     

                                 UP                                      AND ONE: TANZOMAT

     

    183471_1685828817826_1000801108_31453888_4421674_n.jpg

    Le deuxième volet du LP "Bodypop". And One, qui doit désormais beaucoup à S. Naghavi comme chacun sait mais certainement assez peu aux médias qui le travaillent de façon moindre, nous emmène en voyage vers la Terre sainte de la success story avec un "Save the hate" vite aligné d'un seul beat révérent, puis trompe de façon éhontée sa maîtresse electro pour aller rejoindre la gueuse symphonique avec "Only your dreams", a des choses à dire et le dit bien avec "The Aim is in Your Head" (séquencé de ce ton analogique et tellement unique estampillé 1987 qui le caractérise), et l'on croit presque que Reagan nous salue en surgissant tout à coup du haut de son nuage de pétrole sorti de ce jardin heureusement dénué de ces nains nauséeux, acides, neurasthéniques, mais singulièrement revanchards, pendant que "Seven" et l'ironique "Dancing In The Factory" se moque une demi-seconde de ces mariages contre-nature obligés, un autre instant du shériff et de ses acolytes menteurs et encore un autre de ces yuppies aux sourires figés par le scalpel allants, malgré tout, dîner héroiquement et chaque soir accompagnés de leurs dévoués androides en Ford Galaxy au Drive-In-Diner's de Fort Knox, puis en un seul flash-climax perçant d'ailleurs les fontaines à Coca d'Atlanta doublés de ces fameuses citernes à silicone la flatline s'agite un peu plus avec le redoutable "Angel Eyes" secondé du technique, informatif, et amusant "Playing The Dead" (She feel no pain...She's got no self control); pour finir par le bouquet "And I love" !

    Pratiquement rien à dire donc de ce premier disque dérangeant, ténébreux, généreux et risqué, véritable ode contre la tristesse pas inspirée et le ridicule sérieux normatif parfois d'ailleurs ponctué de cuts bienheureux, qui mélange avec brio le trip hop et la dark wave mais également une housefloor très personnelle - et de fait s'invitant avec bonheur partout ou il ne faut pas; TANZOMAT est bien une digne suite de Bodypop (le disque second contenant essentiellement d'anciens titres remasterisés), si ce n'est qu'il vous faudra en premier lieu écouter le titre-phare "Electrocution". (On aura de toute façon moins de choses à dire pour le nouvel LP de And One, S.T.O.P. , moins inspiré et aux sons électroniques quelque peu enclume/clavier tout comme en 1981...)

    Il n'en reste pas moins que And One, encore à ce jour, est un groupe terriblement sous-estimé.



    D1
    01. Save the Hate 03:45
    02. Shining Star 03:40
    03. Only Your Dreams 03:21
    04. Dancing in the Factory 03:14
    05 Angel Eyes 03:42
    06. Seven 03:23
    07. The Aim is in Your Head 03:51
    08. Electrocution 04:11
    09. Sex Drive 03:38
    10. Playing Dead 06:30
    11. No Song for You 04:07
    12. And I Love 03:25

    CD2
    01. Ego 02:24
    02. Second Front 03:12
    03. Love and Fingers 03:12
    04. Men in Uniform 06:13
    05. Sexkeit 03:28
    06. My Warrior 03:14
    07. Tanz Der Arroganz 04:10
    08. Klaus 01:59
    09. Anguish 02:51
    10. Over There 04:07

     

    and one,covenant

     

     

  • Absurd Minds - Serve or Suffer (StormingTheBase)

    654367020357.jpg



    Le monde du rock indépendant étant sclérosé - d'une part par ces gros groupes pop et leurs célébrités (bien souvent vieillissantes ou bien totalement déconnectées de la vie quotidienne de leurs fans..) ou d'autre part, par ces autres plus noisy mais peu inventifs - il suffit de lire chaque semaine le NME qui répertorie les goûts en cuisine de ces membres du stardom sans parler de l'énième "black out" du talentueux Pete Doherty, le fait étant que le grunge étant hélas quelque part moribond, on conclura que il y en a un peu marre de ces albums géniaux qu'on nous présente si souvent comme incontournables, et qui ne sont au fond, finalement, que très peu légendaires, et tellement mainstream ou enfin ne contenant que de très pâles imitations des vraies idoles des 70's, et surtout basés people à l'arrivée (sans compter que d'autre part on pourra penser en général que les albums dits-traditionnels guitare/basse/batterie ne sont pas tous si valables, ou plus forts, ou plus innovateurs, ou plus mélodiques loin de là n'en déplaise à tous les guitar-heros du monde et leurs roadies etc...) [;)] C'est pourquoi pour changer il serait bon de consacrer de temps en temps une page à des genres peu connus, avec des groupes peu connus sinon plus sombres, et comprenant également des airs peu plébiscités par le grand public: En l'occurrence le ghetto goth, pourtant peu diffusé (qui possède ses propres mythes et lettres de noblesse, aficionados old-school, et teams variés ainsi que critiques de fanzines vendus), ne souffre le plus souvent aucune comparaison avec les éloges qu'il sort de par ses rares médias... Serve or Suffer, dernier album des allemands Absurd Minds en fait partie. Donc, une sorte de chef d'oeuvre ?

    absurd minds EBM dark pop hits

     

     Oui et non, mais si on oublie les titres du début de la playlist (The King - Human Bomb) le tout est incontestablement équivoque, ou ambigu, pour qui sait écouter. Peut-être pas une réussite merveilleuse à double-face méritant un respect délirant avec de terribles pactes faustiens, ou alors un ensemble diabolique, mais un LP qui contient quelques titres à la frontière de l'EBM et de la dark pop qui resteront sûrement. Et le coté plaintif, gothique (rappelant les premiers Project Pitchfork) pourra irriter à la longue en dépit, il faut bien l'admettre, d'un ton presque néo-punk pour certains titres. Cependant certains morceaux en forme de talk-up percent le simple track classique electro et débarquent en tant que hit éventuel, comme Interconnectedness ou, bien entendu, le puissant Somebody. Il est clair que les Absurd Minds savent se servir de leurs machines... Pas obligé donc d'être aussi catégorique que le site SoftSynth, mais reconnaissons que le sens caché de l'EBM, même samplé et bidouillé, peut parfois brouiller les visions - sans oublier que ce groupe a auparavant sorti des hits dignes des plus grands charts !

    *P.S: et personnellement j'avoue que je ne fuirais aucunement comme un pestiféré devant les joyaux Deficit Mindset et I Enter You.

  • Le UP & DOWN 2 DU MOIS

    •  

     december16012009.jpg

     

     

     

     

     DOWN : POPGEFAHR / DE VISION

     

     de-vision.jpeg

    On peut parfois être commercial et bon, et au sujet de De/Vision ; on écoutera toujours plaisamment ce qui ne peut être pour d'autres qu'uniquement de la charmante muzak d'ascenseur... De plus la synth-pop, le plus souvent reléguée au 36ème niveau ou considérée comme triviale ainsi que tous les articles ou magazines consacrés au sujet à la différence des sacro-saints dieux de l'Olympe que sont la déferlante grunge, Gibson, Fender ou Marshall, les gigas-groupes bien-connus sincères aux "vrais" instruments et aux buts humanitaires, la très global music, ou bien sûr à propos de la dernière Norton de Iggy Pop; a donc exactement et plus que jamais besoin de relais. (Quoique n'oublions jamais qu'avant les bienheureuses 60's, le blue jean était réservé en priorité surtout au pecno et au bouseux des lointaines contrées...) 

    Avec donc une carrière à la Richard Marx bien remplie depuis 1991 puis s'orientant vers le carrément pop en quelques singles bien construits, des partenaires souvent fantoches ou peu mis en avant par l'intermédiaire d'un virage rock "FM" (Void), une nouvelle orientation davantage World depuis "6 feet underground' (2004) (comprenant entre autres le hit-single remixé I'm not dreaming of you), nul doute que le duo des De/vision ont dû décevoir leurs fans avec ce nouvel album choucroute pop "Popgefahr": Mal engendré, à l'angle curieux et aux points de vue byzarres infiltrés de sirop trop aisé sinon de loops faciles, Steffen Keth joue de ses intonations mais on ne retrouve nul part de ce qui fut le succès de ce groupe aux consonances très urbaines et égotiques, et de ce qui passait pourtant globalement ainsi que le vrai blanc d'oeuf en poudre dans le sundae dans ce catalogue de lieux communs qu'était"Noob" (2007) (avec par exemple l'amusant Flavor Of the Week) :

      Peu de contenu, et encore moins de chocs ni de chutes de rythme malgré un polissage sévère, ce qui fera bien conclure à leurs dévoués amateurs le fait que depuis le chef d'oeuvre "Devolution"; il faut bien reconnaître - en effet - que le tout laisse le goût suave d'une production de professionnels plutôt sans âmes n'ayant pas encore découvert LE diamant qui ferait LA différence pour un bon disque enfin abouti et cartonnant dans les charts pas que spécialisés ainsi que les E.P's de "The End" (Subkutan) et quelques autres aux drums tellement minimalistes...  

    138_de_vision_____twisted_story___img.jpg

     

         Et puis enfin le coté candide et ingénu des morceaux des premiers albums (I regret, Your hands On My Skin, Boy On The Street ) n'est plus présent en dépit de ce style courtois et électronique ayant, semble-t-il, depuis un temps évolué vers le donjon seigneurial et ses facilités (mais assez peu en direction des tournois de gigs ou des stades !) et il apparaît en effet que parmi ces chansons au tempo par ailleurs de plus en plus lent - dont le tableau des séquences offrira, au demeurant, à l'amateur des lignes essentiellement verticales et horizontales, mais surtout parfaitement planes et tendances ! et avec un débit hyper mesuré, checké, contrôlé, vérifié (dont Love Will Find a Way...) pour soudainement et tout à coup, remonter pour quelques cas vers la pure dance. Excepté quelques titres dont manifestement "Ready To Die", simple copié-collé sur le plaintif et premier B-side track du groupe "The Way You Treat Me" - World Without End;1994), la ballade douce-amère "Rage", ou le juste "The Far Side of the Moon" qui rappellera Sinatra aux plus mélomanes d'entre nous, le timbre global de l'album semble en fait être un pur compromis très consensuel pour poursuivre ce qui n'est somme toute qu'une...avancée de royalties !  Seul bémol, techno-pop ou non, le dernier single "Twisted Story" aux singuliers lyrics (could be painful/in the extreme/go to the edge/pick the bone clean/if you kow what I mean/are you ready to die ?..), sonnant très proches de cette inquiétante galette collector en forme de vinyl rétro-jazz-robotique qu'était l'album "Two"; qui augure au final un peu de conscience et de ce regain qu'on aurait préféré plus affirmé. Bref une brutale et parfaite indifférence, un ton parfois absurdement moralisateur et grave, un rythme tangent, des gimmicks mal placés, et surtout déja vu ailleurs.

    Un LP très guimauve vite consommée (ou non) mais point trop crédible et très vite oublié; que même les PSB balaieront - sûrement... - d'un revers de jetlag pour leur part: Dommage pour un groupe certes très peu médiatisé, mais talentueux et au groove certain.  

     

     http://www.devision-music.de/

    http://itunes.apple.com/fr/album/twisted-story-ep/id456582514 

     (*=*)

     http://www.sodahead.com/entertainment/name-your-favorite-60s-tv-show/question-806005/?link=ibaf&q=TV+60%27s&imgurl=http://images.sodahead.com/polls/000806005/polls_tv_3646_350164_poll_xlarge.jpe



    1. Mandroids
    2. Rage
    3. What's Love All About
    4. Time To Be Alive
    5. Plastic Heart
    6. Be A Light To Yourself
    7. Ready To Die
    8. Flash Of Life
    9. Twisted Story
    10. Until The End Of Time

    Audio :

     

    Up & Down logo.jpgpolls_tv_3646_350164_poll_xlarge.jpeg

     

    UP : COMBICHRIST / MAKING MONSTERS  

     

    combichrist.jpg

     

      

     

    1. Auparavant responsable du kitsch et piquant Icon of Coil qui; même si cela fait ricaner ces grincants ennemis de la futurepop, aura réjoui nombre d'entre nous avec ses excellents LP's sidéraux sans manières ainsi qu'avec des singles aussi réussis que ceux des plus grands (dont le sombre Floorkiller - l'onirique Dead Enough For Life) nombreux sont ceux sans doute qui se sont posés des questions au sujet d'une reformation plus agressive et "déjantée", post nuclear war (ah bon?), bourrée de multiples logos U.S. quoique très orientée metal, et vraisemblablement surtout pensée vers le créneau du marché gothic-paillettes-piercings-vêtements noirs-ongles peints en noir-résille et cela dés le cohérent et efficace "Get Your Body Beat"- autour de son leader principal Andy La Plegua. 
    2. Effectivement, jouant au "dur" avec plein de chaînes partout, sonnant doom ou death metal et aux paroles interminables ainsi que de toute façon ces insanités débités par ce plouc lambda sur le haut-parleur de son mobile; il est certain que n'importe quel fan un peu moins demeuré que ses autres compagnons aurait très vite remarqué que le projet COMBICHRIST coulerait passé l'effet de surprise de ses premiers titres - il est vrai assez corrects - mais au final au son très proche de HAL 9000 comme tant d'autres.
    3. En l'occurence, que nenni; et moins de préoccupations de ce genre dans "Making Monsters", avec, attaquant d'emblée, le splendide single "They", l'ensemble (après quelques Bang ! et Clong ! fort bienvenus) offre ensuite une version cohérente d'un genre renouvelé, en dépit d'il est vrai de quelques sons stridents et d'une electronica parfois collante because les logiciels et les machines, ainsi que d'un vrai chant point trop poussé en dépit de quelques titres variés indus-rock et changeants. Outre donc les traditionels et dithyrambiques critiques des magazines du genre bien souvent ghettotisés (formidable + tatatitatata courez l'acheter...) il faut reconnaître que l'ensemble, plein de courbes, d'agréables harmonies et de joyaux dissimulés par le coté brut de l'ensemble, passe le test de base de l'auditeur neutre et contient en tout cas plus d'efforts musicaux: Le pire + ... le meilleur.

    4. "Making Monsters": Un LP réussi, insolite, et trippant !

     

     

    Combichrist-Making-Monsters-2010.jpg

    01. Declamation

    02. Follow The Trail Of Blood (featuring Brandon Schiepatti of Bleeding Through)

    03. Never Surrender
    04. Throat Full of Glass
    05. Fuckmachine
    06. Forgotten
    07. Just Like Me
    08. Slave To Machine
    09. Through These Eyes of Pain
    10. Monster:Murder:Kill
    11. They
    12. Reclamation

     

     

    (**===**) "Never Surrender" Madison Square Garden (NYC) http://www.youtube.com/watch?v=gl8DAToBhpQ

     http://www.youtube.com/watch?v=WIcNrkAXWGY