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LE BLOG DE XAVIER WATREMEZ

  • Fight Club 2/ma critique d'une excellente BD

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    "Votre cancer lui fait oublier sa petite vie minable !"  

     

     

     Je n'ai jamais été tellement fan de Fight Club le film, et sa philosophie rose bonbon à destination de petit cadre frustré qui doit gérer ses conflits avec Mr le Directeur me passait très loin là-haut dans le firmament. Bim ! Boom ! Bam ! De plus, pour ma part je ne possède pas d'Apple Mac ni d'automobile de marque Mini Austin ni de litho de Keith Haring dans ma garçonnière (comprenne qui pourra...) 

    Cependant j'avais ensuite lu le livre de Palahniuk et je l'avais trouvé beaucoup plus subversif que le long-métrage.Beaucoup plus percutant et sans aucun mal !

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    Avec Fight Club 2 c'est encore plus délirant et l'on a l'impression de voir dedans ce qui manquait justement au film. Sebastian et ses ardeurs sont désormais passés sous silence par des cachets comme il se doit et il se demande donc où va sa vie de banlieusard pré-guidé... jusqu'à prendre connaissance du fameux projet CHAOS et aussi de l'existence persistante de ce fameux Tyler Durden. (Bon, je ne raconte pas la suite pour ne pas spolier l'intrigue comme un gros beauf cuistre.) Et oui, il existe vraiment et ça fait mal.

    Fight Club 2 est une remarquable BD (oh pardon, on dit roman graphique maintenant c'est vrai) qui va au-delà de tout ce que vous connaissez déja, et, d'autre part, le trait de crayon nerveux voire presque brouillon de Cameron Stewart fait tout à fait merveille. On dirait la vie contée d'un superhéros sur le mode naturaliste. Bref, rarement on a eu droit à un ouvrage comme celui-ci où l'on parle non seulement de la réalité mais aussi comment la contrôler; sinon y échapper.

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    Et aussi, à l'intérieur il n'y a pas de Prad Bitt ni de Shiassa Twain. Qui dit mieux, donc ?

     

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                                                Moi aussi j'aime la boxe, la vraie. Règle 1 : ...

     

  • Paris, tu pues !

     

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    Comme toutes les semaines, moi, votre serviteur, hier j'étais à Paris pour gérer quelques affaires. Et j'ai remarqué que comme d'habitude cette ville ne s'arrange pas : entre les nouveaux bobos biens sous tous rapports qui squattent stupidement les anciens quartiers populaires (dont les prix ont monté rien que pour eux) sans parler des riches Américains, Japonais et Chinois et aussi de ces gens des Emirats Arabes qui peuplent la ville, c'est maintenant officiel : Paname est devenu un grand musée plutôt malodorant et envahi de miasmes, réservé aux riches sinon au people et envahi par son propre smog.

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    Oh, je sais bien que ces call-girls parisiennes aux grands panards sentent des pieds à l'aube (enfin pas toutes, soyons sérieux) et que la texture du vinyl noir des élégants des clubs libertins parisiens est finalement très proche des membres actifs de celui de Brie-Comte-Robert. D'ailleurs, ce n'est pas Thierry Ardisson qui va infirmer cela puisqu'il a déclaré récemment être ennuyé par les burkinis tout autant que par "ces mères de famille impudiques en string-ficelle qui défilent sur la plage » ; dont personne ne se plaint finalement. On te comprend, Thierry. Que la Force soit avec toi avec celle de Yannick Hanouna ! #lilililili.

     

    Paris a aussi perdu de son marché culturel, car après la disparition de ces boutiques de disques ou de livres; les anciennes salles de cinéma ont aussi fermé leur porte pour laisser la place à des boutiques fashion pour Mémère, ou bien surtout dédiés aux retraités. C'est triste de le dire mais Paris n'est plus accessible aux poulbots et aux titis parisiens à moins qu'ils ne soient milliardaires.

     


                              

                                                     Gotainer avait-il raison avant tout le monde ?

     

    Il n'y a plus rien du Quartier Latin excepté peut-être pour BHL qu'on va bientôt empailler, tandis que son Café de Flore et la Closerie des Lilas sont consacrés aux vieilles stars et has-beens du rock et des « arts » qui sont elles-même devenus des statues, excepté quelques rares boutiques dont je ne livrerais pas les noms ici par simple précaution et pour continuer à y être tranquille quand je m'y rends. Puisque tout le monde – y compris les branchouilles de Télérama et des Inrocks – préfèrent les coins les plus fréquentés de Paris, permettez-moi de me garder ces zones libres de tout touriste...

    Pas étonnant enfin que Paris et sa banlieue sont désormais le refuge des intégristes de tout poil, on ne fait rien pour que la classe moyenne (les vrais français, donc) s'y sente chez elle !

     

    Il serait pourtant vraiment temps de se réapproprier cette Capitale dont le visage est désormais celui d'une matrone du pouvoir. Il serait pourtant tellement temps que le peuple de Paris revienne chez lui.

     

    Il serait pourtant tellement temps que Paris redevienne Paris. Non ?

     

     

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         BEFORE & AFTER...

     

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  • Michel Onfray et l'hédonisme sans limites...

       Parfois comme tout le monde il m'arrive de lire les blogs d'illustres inconnus, ceux-là mêmes qui ont d'ailleurs bien souvent énormément de visiteurs sur Twitter et Fessebouc mais qui restent dans l'ombre, et qui en profitent pourtant pour tirer sur les ambulances ou sur des cibles faciles; celles-là mêmes qui ne correspondent pas à leur petit esprit mesquin voir étriqué. J'ai remarqué également que tous ces faux rebelles portaient toutes sortes d'étiquettes, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, et qu'ils  adoraient surtout dans la vie tirer la couverture à eux... 

        Bref, avant l'on croyait que le net allait servir à diffuser un autre discours que celui des puissants médias académiques alors qu'il n'en est rien, nous étions tellement naifs: les réseaux sociaux servent d'abord à ceux qui sont déja insérés avec une place de choix dans notre société, et dont le discours aseptisé est infiniment égocentrique voire très peu contestataire !

        Du genre donc de celui-ci, d'un certain David Laufer. D'abord, il est suisse et semble mécontent d'un certain esprit français clivant - par exemple au sujet de ce philosophe qu'il réduit à un vulgaire partouzeur sinon à une grosse vache sacrée™ protégée à plus des 2/3 par les cafards des médias officiels. Ce qui est un peu facile vu tant de ces autres qu'on ne dénonce jamais.

      

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    Voici l'extrait:

     

    "La réponse, peut-être, se trouve dans la personnalité et le profil des Michel Onfray de notre monde. Car il n'est pas seul. Aux Etats-Unis comme en Angleterre, plusieurs intellectuels ont développé depuis le 11-septembre une opposition radicale à l'islam, violemment amplifiée depuis janvier. Je pense notamment à Bill Maher ou au défunt Christopher Hitchens. Et tous partagent à peu près le même fondement idéologique libertaire ou en tout cas d'une certaine gauche. En d'autres termes, ce sont des enfants des années soixante et de l'interdit d'interdire. Michel Onfray, comme Maher, revendique haut et fort une liberté sexuelle absolue, un rejet des codes et des conventions. Ce rejet-là, eux-mêmes n'ont jamais vraiment eu à souffrir pour l'obtenir et pour butiner comme bon leur semble dans un nombrilisme orgasmique absolu. Et comme tous les héritiers, ils considèrent ce qui leur a été légué comme un droit divin."

     

        On voit donc que, comme d'habitude, dés qu'une personnalité quelconque sort du champ et des chemins balisés, cela inquiète et cela développe surtout chez ces petites mains du net une colère inqualifiable qui provoque tant de ces fientes souveraines.

        Et puis, mon pauvre David, si tu le demandais toi-même à ce philosophe dangereusement anarchiste, ne crois-tu pas que ton petit mot aurait plus de portée ?