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Pop culture

  • Depeche Mode - A Question of Time (1986)/ma critique

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    Je me souviens d'avoir découvert ce titre en 1991 sous une pluie violente ; un jour d'école buissonnière sans doute. Seul sous les gouttes, je n'avais pas loin de 15 ans,et, tout en contemplant les arbres ployant sous les ans et le vent du parc municipal, je sombrais en m'identifiant bien sûr à la voix chaude et virile de Dave Gahan égrenant les tirades de cette prière à la mélodie qui arrache. Le tout suivie au couplet de cette corne de brume appartenant certainement à un navire en perdition.

     

    depeche mode a question of time xavier watremez

    Le signal avait tilté et les néo-romantiques DM me paraissaient assurément plus sûrs que mes profs persos qui m'ennuyaient profondément – et qui me détestaient tous de toute façon – et eux au moins n'étaient pas des losers ! À l'époque c'était dur de se procurer des disques intéressants je n'aimais pas le rap en préférant les versets aboutis et le magasin de cette petite ville de grande banlieue était loin d'avoir tous les titres dans ses bacs. Internet n'existait pas et si vous recherchiez des informations, vous deviez voyager, vous renseigner, lire des livres, des journaux, des tas de dictionnaires et puis mener toute une recherche intense en gagnant Paris: ce que j'ai fait en vue de parachever ma collection de précieux magazines disparus (en me rendant d'ailleurs un beau jour exprès au siège du journal XXX près de l'Opéra du IXème pour me procurer une copie d'un papier où étaient interviewés les fameux DM.). Ensuite, conscient du retard de la mode française, je rencontrais quelques fans du groupe en m'apercevant au passage de leur totale crétinerie dévote voire de leur ignorance crasse, ce qui fit naître en moi une déception particulièrement inattendue... Quand on a rien à faire et que l'idole se fade, les projets meurent dans la vague et le doute apparaît au visage, n'est-ce pas le fantôme ?

     

    Malgré tout, les fans de DM étaient rares en ces lieux, vu que la critique était de toute façon loin d'être unanime même pour Violator et les albums electro/techno par incidence grandement méprisés sinon tués dans l'œuf médiatique. Il faut savoir que pour beaucoup, vous méritiez juste la potence pour osez écouter une musique électronique digne du dernier des punks ! Cela ajoutée au comportement snob et futile des hipsters de tout temps avec la torpeur des contrées lointaines qui ne choque personne - en dépit de nombreuses alertes.

    Enfin si la FM française agonisait déjà sous le hip-hop primaire, les premiers de classe français n'écoutaient certes pas de la new-wave et de même il fallait bien avouer que les mélomanes étaient rares en province, à part tous ces gratteux gosses de riches qui se gaussaient de vous. Sinon, s'agissant de votre serviteur, j'avais découvert ce diamant unique en un décalage énorme bien qu'inconnu (et que je savais avoir été enregistré en 1986 à Hansa dans quelque grotte berlinoise, c'est à dire assurément il y a un long moment).
                          

    Mais, suprême luxe, j'avais quant à moi acquis le sens de cette chanson 'au militantisme soft' remixé plusieurs fois et la sombre noirceur des paroles de Gore avaient fini par m'atteindre tout en forgeant avec bien d'autres hits de vinyl le projet de sauver la blonde autiste aux mœurs barbares. Les larmes coulant pour ces pauvres hères ne reconnaissant ni la basse ni l'enclume de ces accords mélancoliques tout en étant tellement brûlantes.

     

    Plus tard, j'ai donc découvert à l'école que je devrais peut-être te prendre en premier et que j'avais moi aussi des droits, et heureusement, j'ai pu ensuite m'enfuir en apprenant finalement qu'un trésor possède un prix inestimable d'après ces pirates détrousseurs du rock - celui de la prétendue virginité ? - et puis aussi qu'il y avait hélas des centaines de blondes autistes dans le coin.

     

    depeche mode a question of time xavier watremez

    Encore sous les beats de ce rythme speedé à mort et maintenant que DM ne sort plus aucun tube doté de ce son si unique (puisque ayant formaté sa tonalité à la manière d'un vulgaire rock FM), je réfléchissais au refrain épique de A QUESTION OF TIME...

     

    Je savais désormais que tout n'est "qu'une question de temps, et.../ que ce ne sera pas long d'ici à ce que tu ne fasses exactement ce qu'ils désirent."

     

      
                               

     

                  
                           

     

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  • Sally Forth - Wallace Wood/ma critique

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    Enfin une héroine qui ne ressemble pas à ces asperges plates, malades, et anorexiques qui sont aujourd'hui devenues la norme ! Oh je sais: nombre de ces intellos fumeux viendront vous dire qu'il n'y a rien de tel que la beauté intérieure, que la douleur est saine, que nul n'équivaut la tragédie, que rien n'égale la distance, qu'il faut être psychologue, que l'artiste exploite d'abord ses failles, que le travail c'est la "santé", qu'il faut être comme tout le monde, qu'il faut que rien ne dépasse, qu'il faut être "politiquement correct", que l'argent rend malheureux, que les génies sont timbrés, que le désir c'est mal, qu'il faut se méfier du qu'en dira-t-on, etc.. etc... etc.. 


    Que nenni, tout le monde sait que ces gens-là sont toujours les premiers à acheter les torchons people afin de zieuter quelle est la dernière pé***** folledingue à dépenser 50 $ d'eau minérale pour son clébard (et que sais-je encore) ! Et franchement, d'après vous, qu'y-a-t-il de plus ridicule qu'un hipster fier de ses cinquante marques ? Un homme-sandwich d'autrefois, Karl Largerfeld, Cendrillon et la citrouille de son conte, ou alors la mégère de la mode Wintour ?

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    Vous voyez bien que face à Sally les questions sont futiles. Je dirais même qu'elle est tellement belle qu'elle n'existe qu'à peine ! Et là, notre muse s'affiche dans l'armée à travailler avec des bidasses encore plus bêtasses qu'elle et je ne parle même pas des gradés - contrairement à ce que l'on croirait d'abord. Je ne révélerais pas l'intrigue, ce serait trahir non la Grande Muette mais notre amie. Et à mon humble avis bien des gens des 2 sexes sont depuis devenus totalement fous après avoir juste aperçu ses deux formidables poumons...

  • Dexter dans de beaux draps - Jeff Lindsay

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    De soie

    C'est vrai: Hors de toute morale sordide et petite-bourgeoise, la plupart du peuple ne soucie au fond que du qu'en dira-t-on, d'être dans le rang sinon du beau costume, il veut du clinquant et du fric facile sans espérer quelque fond signifiant, il veut juste appuyer fort sur le klaxon quand il est au match, etc. ! Dexter a bien raison dans sa philosophie en définitive.

    Hélas dans cet opus, en dépit d'un détour (surtout essentiellement curieux) parmi la ville-lumière, on a entre autre affaire ici à des folles aux rituels sadomasochistes sur les bords - et ce lors d'élégants shows artistiques avec DJ's... - en lieu et place non loin de la Bourse et de la Seine près des galeries d'arts qui jalonnent d'ailleurs le coin. A l'intérieur le grand-guignol est donc omniprésent mais pas le bon goût, on s'éparpille sans vraiment cerner le héros des célèbres épisodes, de plus j'ajouterais que l'accent mis y est quasi-ironique. Jeff Lindsay mérite à peine son accolade.


     

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