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Comic

  • Judge Anderson: Shamballa [ma critique]

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    Un voyage au-delà des portes de la perception

     

    Ce roman graphique à l'histoire très riche nous parle de la lutte fraticide entre Juge Anderson et cet ex-Archange et Prince des Ténèbres aux voies si détournées, Satan, – ou du moins sa parfaite figure représentée...

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    Or, le fait que SHAMBALLA nous change des manies de cet abruti de Juge Dredd (tout en permutant l'intrigue sur cette protagoniste féminine si sensible et tellement dynamique) provoque un large regain d'intérêt de la même façon qu'un conte immortel. Nul doute que le noyau en flammes de cette superbe BD ne cesse de nous mystifier à chaque page, et d'abord par ses premières pages faussement imprégnées de culture bouddhiste !

    On nous épargne donc à la lecture le sens mesquin du règlement de ce policier tout de même largement psycho-rigide pour une officier beaucoup plus efficace et différente; de telle sorte que l'univers de 2000 AD prend beaucoup plus de relief. 

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    Même si le style légèrement psychédélique d'Arthur Ranson ne plaît pas à tout le monde, le côté pragmatique de la narration de son collègue Grant nous évite aussi un télescopage de nœuds composites liés au développement comme c'est souvent le cas. 

    Sans oublier les tenants et les aboutissants philosophiques et aristotéliciens du thème de l'album, telle par exemple la nature espiègle et prometteuse du Mal.

    Enfin cet ouvrage est un vrai chef d'oeuvre moderne dans sa palette de couleurs et à travers son image très télévisuelle désignée tout en finesse par son auteur. On se prend à rêver d'une future adaptation qui servirait ce titre majeur...

     

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  • Judge Dredd: The Complete Case Files 07/ma critique

    Le comic britannique bourdonne dans Mega-City ! Bzzz ! Bzzzz ! 

     

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    Cet album, que j'ai acheté dans cette ville pour milliardaires qu'est Londres (à Forbidden Planet, dans Soho, pour être précis car ce nom veut tout dire) est un des meilleurs des aventures de Judge Dredd *et, bien entendu, ces récits précèdent les films.

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    Des loups-garous résultats d'expérimentations scientifiques en passant par la manifestation de ces lobbys de gros tas qui veulent manger encore et toujours plus - quel symbole parlant et actuel, n'est-ce pas ? - jusqu'au concours TV organisé pour savoir qui a le plus GROS nez au monde; on nage à sa lecture dans le grotesque subtil et aussi dans l'humour noir le plus corrosif...

     

    Bien sûr cela ne plaira pas à tout le monde puisque ce comic provient à la base de cette époque insouciante qu'était celle des années 80; un âge grandiose ou seuls les rabbins étaient voilés. De plus comme les français font souvent les choses à moitié cet ouvrage n'est pas traduit et donc uniquement disponible en V.O.

     

    N.B: mais bon, que cela ne vous empêche pas d'apprendre la langue de l'ennemi, indeed, non ?!

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  • Fight Club 2/ma critique d'une excellente BD

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    "Votre cancer lui fait oublier sa petite vie minable !"  

     

     

     Je n'ai jamais été tellement fan de Fight Club le film, et sa philosophie rose bonbon à destination de petit cadre frustré qui doit gérer ses conflits avec Mr le Directeur me passait très loin là-haut dans le firmament. Bim ! Boom ! Bam ! De plus, pour ma part je ne possède pas d'Apple Mac ni d'automobile de marque Mini Austin ni de litho de Keith Haring dans ma garçonnière (comprenne qui pourra...) 

    Cependant j'avais ensuite lu le livre de Palahniuk et je l'avais trouvé beaucoup plus subversif que le long-métrage.Beaucoup plus percutant et sans aucun mal !

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    Avec Fight Club 2 c'est encore plus délirant et l'on a l'impression de voir dedans ce qui manquait justement au film. Sebastian et ses ardeurs sont désormais passés sous silence par des cachets comme il se doit et il se demande donc où va sa vie de banlieusard pré-guidé... jusqu'à prendre connaissance du fameux projet CHAOS et aussi de l'existence persistante de ce fameux Tyler Durden. (Bon, je ne raconte pas la suite pour ne pas spolier l'intrigue comme un gros beauf cuistre.) Et oui, il existe vraiment et ça fait mal.

    Fight Club 2 est une remarquable BD (oh pardon, on dit roman graphique maintenant c'est vrai) qui va au-delà de tout ce que vous connaissez déja, et, d'autre part, le trait de crayon nerveux voire presque brouillon de Cameron Stewart fait tout à fait merveille. On dirait la vie contée d'un superhéros sur le mode naturaliste. Bref, rarement on a eu droit à un ouvrage comme celui-ci où l'on parle non seulement de la réalité mais aussi comment la contrôler; sinon y échapper.

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    Et aussi, à l'intérieur il n'y a pas de Prad Bitt ni de Shiassa Twain. Qui dit mieux, donc ?

     

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                                                Moi aussi j'aime la boxe, la vraie. Règle 1 : ...