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Mon Esprit Critique - Page 4

  • Aux États-Unis les nazis c'est permis

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    Au contraire de la majorité de mes collègues, j'aime parler sur ce petit site de faits dérangeants voire inquiétants. Ceci expliquant cela...

     En ce moment donc, aux Etats-Unis une certaine extrême-droite fait fureur et quelques adhésions et ses nombreux membres, très souvent tatoués et barbus, se réclament du NSM (parti nazi américain). Parce qu'à cause du 1er amendement – une loi de ce grand pays parfois plus démocratique que les nôtres – il est permis de proférer certains slogans...

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    Bien que certains grossissent leur importance ainsi que leur nuisance, après les événements de Charlottesville ; j'ai voulu montrer par un bref aperçu de quoi il en retournait afin de poser un regard net sur ces mouvements qui se comportent comme des sectes. Pas besoin de longs discours pour parler des fléaux humains, on est pas au Figaro ici. Mais qui sont ces identitaires qui appartiennent à toutes les couches de population ?

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                                                   "On a tous le droit d'avoir des opinions !"

     

  • "Effets Secondaires"/mon avis

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    L'atout premier de « SIDE EFFECTS » tient à la personnalité de son interprète principale, Rooney Mara. A côté, le reste du casting a l'air constitué de petits malins et/ou de gros lourdauds, Jude Law y compris.

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    L'actrice fait tout ce qu'il faut pour aller jusqu'au cœur de son rôle de manipulatrice lesbienne dans ce thriller à propos de lobbys et d'âmes surchargées, et l'on reste suspendu à ses lèvres pendant les 104 minutes de ce whodunit essentiel.

    SIDE EFFECTS est aussi un film qui dit certaines choses ça et là tout en suggèrant de quelle manière la réalité peut parfois s'effilocher, sans que l'on y prenne trop garde. Autant d'ailleurs pour le matérialisme qui prend ici une bonne claque ; dommage pour tous ces blockbusters de débiles légers.

    J'ai moins succombé à l'aspect normaliste et complaisant (surtout à la fin) de SIDE EFFECTS, où Soderbergh présente le couple du docteur Jonathan Banks et de sa femme Deirdre comme une sorte de modèle. Un peu curieux quand on connaît le type...

    Cela n'arrange pas la photo il est vrai un peu trop léchée de l'ensemble. Plus de charnel aurait peut-être été bienvenue au lieu de ce discours de pasteur luthérien !

    Mais SIDE EFFECTS demeure en soi une réussite ainsi qu'une nouveauté aboutie, évitant les traditionnels atermoiements lourdingues du film médical.


                   

  • Carrie Fisher - Bons Baisers d'Hollywood (Postcards From The Edge)/ma lecture

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    Overdose est un mot courant à Hollywood.

    Mais pourquoi ? Trente ans, la beauté, l'argent, une carrière d'actrice... Il faut croire que ça ne suffit pas pour être content de soi. Surtout quand on est intelligent. C'est peut-être ça, le problème de Suzanne Vale: comment se sentir à l'aise dans un monde dominé par le fric, l'aérobic, le cholestérol et la psychanalyse, quand on a le sens de l'humour et de la dérision ? De quoi flipper, non ?

    Actrice gâtée et superstar pas du tout en toc, Carrie Fisher a écrit quelques livres où elle contait sa vie avec une certaine franchise, chose rare pour une vedette de son rang...
    Ainsi, POSTCARDS FROM THE EDGE (ridiculement mal-traduit en français par » Bons Baisers Hollywood ») nous confie tout son long les démêlés d'une actrice avec la drogue et l'alcool qui finiront souvent en séjour en clinique psychiatrique avec aussi la nature de ses relations amoureuses ; le tout agrémenté d'un certain cynisme digne d'une parfaite célibataire...

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    Bien sûr, quelques passages sont un peu trop redondants et Fisher confond parfois ironie avec mièvrerie mais POSTCARDS FROM THE EDGE a le mérite de détenir une vraie fraîcheur entre ses lignes !
    De plus, l'auteure décrit ici Hollywood avec une certaine force (ce qui fait d'ailleurs paraître à côté bien ridicule ces membres du show-business franchouillard voire communautaire...) dont l'enfer des castings et les auditions réalisés par des incapables professionnels juste payés pour humilier les acteurs. Ce qui réalise un bonus pas négligeable à découvrir, donc.

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    Et puis la personnalité de Fisher, sorte de néo-hippie californienne typique, fait merveille tout le long des chapitres même si le récit finit un peu abruptement sinon teinté de ragots assez anodins : il est malgré tout valable d'avoir à portée quelqu'un qui sait de quoi elle parle et qui n'est pas figée dans une posture martyre malgré ses gestes de petite-fille privilégiée féministe avant l'heure.
    Sans aucun doute, ses récits affleurent donc la pure vérité et également, la plume de cette princesse galactique via cette Suzanne Vale a le bon goût de préférer l'imagination à la réalité.

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    D'autant plus aujourd'hui où l'on sait comment a fini l'actrice et malgré ses piteuses défaites face à l'addiction.