31.12.2011

Bientôt: C'est quoi la philosophie de Grosse Fille ?..

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La Grosse Fille est un mythe, l'arlésienne de notre monde (enfin quand elle sort de son coupé 206 CC), un âge sacré, quelque chose à quoi on ne touche pas, un appareil de muscu: C'est pourquoi nous essaierons, dans ce dernier opus, de tenter d'analyser un des plus grands cerveaux de notre temps... 

 

 

 

 

Soudain, La Grosse Fille 

 

Un beau jour ou peut-être une nuit

Près d'un club je m'étais endormie

Quand soudain, semblant crever le ciel

Et venant de nulle part,

Surgit une Grosse Fille.

 

Lentement, les ailes déployées,

Lentement, je la vis tournoyer

Près de moi, dans un bruissement d'ailes,je l'ai trouvée

Pas Très Belle 

Comme tombée du ciel ou aidée (d'un pote à moto)

ou Pauvre dinde (qui veut tout)

L'oiseau vint se poser.

 

 Prétentieuse, Pas partageuse, elle avait les yeux couleur rubis

Et des plumes couleur de la nuit

À son front, brillant de mille feux,

La Grosse Fille reine couronnée

Jouant à l'homme comme un rat gras

Portait un diamant bleu.

 

De son cabrio, elle a touché ma joue

Dans son Q, elle a glissé mes roues 

C'est alors que je l'ai reconnu

Con et moche comme un pauvre chauve malotru et parvenu

Surgissant du passé, Jalouse

Elle m'était revenue.

 

Dis l'oiseau, o dis, emmène-moi

Retournons au pays d'autrefois (avec ton "double-décimètre")

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,

Pour cueillir en tremblant

Des étoiles, des étoiles.

 

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,

Comme avant, sur un nuage blanc,

Comme avant, allumer le soleil,

Être faiseur de pluie

Et faire des merveilles.

 

La Grosse Fille, Egoiste, dans un bruissement d'ailes

Prit son vol pour regagner le ciel

 

Quatre plumes, couleur de la nuit,

Une larme, ou peut-être un rubis

J'avais froid, il ne me restait rien (parmi tous ces blancs)

L'oiseau prétentieux m'avait laissée

Seul avec mon chagrin

 

Un beau jour, ou était-ce une nuit

Près d'un parking je m'étais endormi

Quand soudain, semblant crever le ciel,

Et venant de nulle part

Surgit une Grosse Fille

Appelant à voter Sarkozy - ou aka l'affreux nabot.


 

 

29.12.2011

Le dernier vrai nanar...

Time Out


Time Out
Presse
  2,7
 
Spectateurs
  3,3
 
 

 

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l'argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut "gagner" du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d'années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d'échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée. Plus que jamais, chaque minute compte.

 

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MON AVIS:

Comme tous les nanars ne sont pas dénoncés, loin de là, (et surtout pas à nanarland ou dans ces sites commerciaux prétendants équilibrer la culture au cinéma) il est important de savoir ce qu'est un vrai bon film et de distinguer un navet d'un gros nanar. En l'occurence, il s'agit là de mauvaise SF (qui à la base disposait pourtant et bien entendu d'un excellent scénario) et d'un mauvais film. Stop aux aigris et aux menteurs, rétablissons svp humblement un peu de vérité...

                                                     ***

 Si l'idée de base est au départ plutôt astucieuse, le rythme de l'ensemble est bien trop lent et assagi pour que le spectateur y tire un quelconque intérêt formel, de plus le casting de bellâtres et de tops models (Telles la scupturale Olivia Wilde/Rachel Salas) ne convainc toutefois pas suffisamment pour obtenir un trouble dramatique. Aux personnages en 2 dimensions cède un ton il est vrai parfois glacant, mais le tout a hélas surtout l'aspect d'une énième copie et duplication de "1984" ou "Orange mécanique" revue et corrigé par Hollywood, et surtout, la réalisation ne développe pas l'essentiel de ses concepts, malgré le fait que les nouveautés comme les jeunes petits vieux, bonus de temps, et partis de poker cyniques pouvaient être séduisantes à la base.D'autre part si tout se joue entre les duels fréquents et courses entre J.Timberlake/Will Salas, C.Murphy/Raymond Leon et V.Kartheseir/Philip Weis peu de place en définitive est laissée à l'étude psychologique, aux sentiments et surtout aux autres protagonistes !  Inodore, incolore, mais SF sans saveur. FUGIT IRREPARABLE TEMPUS.


[DK1/theseus black/David-John Mené]


                                               

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23.12.2011

Blanche-Neige; en fait un conte effrayant pour adultes ?

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Blanche Neige, une belle jeune fille, vit avec les 7 nains dans la forêt.

Ceux-ci partent chaque matin travailler à la mine. Blanche Neige est 

detestée par la reine qui veut être la plus belle. Celle-ci se déguise en

vieille sorcière et fait croquer à Blanche Neige une pomme empoisonnée. 

                La jeune fille meurt et seul le baiser d'un prince pourra la 

ressusciter...

 

       J'ai eu peur, pensais-je soudain; et quittant la salle de cinéma à l'escalier aux marches de velours rouge alors que, plutôt jeune enfant; je venais de quitter la projection du Blanche-Neige de Walt Disney. Comment des adultes peuvent infliger une telle terreur organisée à des rejetons qui ne leur ont pas fait grand chose, ou si peu ? Et si j'étais tout à fait fasciné par la sorcière et sa volonté indéfectible de se mirer en un miroir correct, je me souviens d'avoir éprouvé une terreur particulière pour cette sorcière venue d'on ne sait ou, souhaitant plus que tout faire avaler à Blanche cette pomme. "Allez-y, voyons, allez-y" Reconnaissant sans doute sous cette amabilité voilée la haine et le mal par excellence, ne pensant que héler Blanche et lui dire "ATTENTION, NE MANGE PAS CETTE POMME" !  Bref, les scénaristes et conteurs feraient mieux parfois de se tourner les pouces, et on peut y voir toute la symbolique du monde, on ne constate surtout qu'un folle haine récurrente et sans justification aucune. En effet, tout comme sa copine Cendrillon pourquoi ne veut-on pas de Blanche-Neige ? Parcequ'elle est stupide, un peu simple, vicieuse ? Mais non: Parceque elle simplement beaucoup plus belle que la Reine et que Grosse Fille dans sa tuture avec son regard de merlan frit, avec en plus un teint nettement plus frais il faut bien reconnaître !

La question symbolique de la pomme, tout le monde la connait; de toute façon on la mange ou non et l'on ne peut pas deviner qu'elle contient du poison (ou de la belladonne) et je ne sais pas vous, mais pour ma part j'ai été très content que cette sorcière - à l'attitude plus qu'ambigue... -, ce redoutable laideron haineux au corps sec et à la bouche puante, cette hystéro agitée du bocal dés l'aube; se fasse littéralement éclater à la fin.

Pour une fois on est vraiment contents que les méchants perdent et que le laid échoue ! Merci les nains.




Quelques études et commentaires...


Conte œdipien[modifier]

Le conte a été étudié par plusieurs psychanalystes, notamment Bruno Bettelheim4 et Louise von Franz.

Pour Bruno Bettelheim, le conte commence par une situation œdipienne mettant en conflit la mère et la fille. La marâtre est restée à un stade narcissique qui la rend vulnérable et que le conte invite donc le jeune lecteur ou auditeur à dépasser4. La jalousie de la belle-mère est à la fois la peinture du comportement de certains parents qui se sentent menacés au moment de l'adolescence de leurs enfants, mais également une projection sur une figure haïe des propres sentiments de jalousie de l'enfant4. Blanche-Neige se retrouve chassée du château, errant dans la forêt, lieu de terreur et de confusion comme le début de la puberté. Recueillie par les sept nains, personnages à la fois masculins mais peu menaçants sexuellement, elle peut se développer dans un milieu sûr, mais non sans être exposée à la tentation narcissique (les colifichets offerts par la méchante reine). Cette période peut être vue comme un moment d'initiation, où l'adolescent doit se mesurer aux dangers de l'existence. La dernière tentation, celle de la pomme, représente pour Bruno Bettelheim le moment où l'adolescent accepte d'entrer dans une sexualité adulte4, c’est-à-dire le moment où il devient pubère. Suit une période de latence (le coma) qui lui permet d'attendre en toute sécurité que sa maturité psychique jointe à sa nouvelle maturité physique lui donnent enfin accès à une sexualité adulte.

Un conte anti-féministe ?

 

Le conte des frères Grimm est classé par les féministes parmi les récits édifiants qui préparent la petite fille à son rôle futur de bonne ménagère et d'épouse passive, qui attend la venue d'un prince sans rien faire pour prendre les choses en main. Économiquement dépendante des hommes (son père, puis les nains), elle ne peut survivre que comme pupille de son père, puis en travaillant comme bonne à tout faire :

Les nains lui proposèrent de rester avec eux. « Tu t'occuperas de la maison, tu feras la cuisine, et tu raccommoderas notre linge… » Blanche-Neige remercia et accepta, toute heureuse.

Lorsque sa marâtre déguisée en vieille femme vient la tenter avec des colifichets, Blanche-Neige succombe par trois fois. Elle tombe alors dans un coma qui évoque le coma intellectuel dans lequel sont maintenues les jeunes filles interdites d'études supérieures en attendant le mariage.

L'attitude du prince peut largement être interprétée dans ce sens. Sauf à voir en lui une simple nécrophilie latente, on constate qu'il tombe amoureux, non d'une femme, mais d'un objet inanimé, qui le comblera par sa beauté, sur laquelle il peut exercer sa domination (il se l'approprie sans évidemment son autorisation) et ce sans avoir à soumettre à l'examen une virilité probablement encore mal assurée.

                                                                       

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Interprétations d'éléments[modifier]

Le Miroir magique révèle l'ombre de la psychologie jungienne, la part « maléfique » mais vraie de la reine mais aussi à Blanche-Neige qu'elle est porteuse « potentiellement » de cette cruauté. Bruno Bettelheim écrit à ce propos 5 :

« Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu'exige notre passage de l'immaturité à la maturité. Pour ceux qui se plongent dans ce que le conte de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui semble d'abord refléter notre image ; mais derrière cette image, nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre en paix avec lui et le monde extérieur, ce qui nous récompense de nos efforts. »

« Les mythes mettent en scène des personnalités idéales qui agissent selon les exigences du surmoi, tandis que les contes de fées dépeignent une intégration du moi qui permet une satisfaction convenable des désirs du ça. »

                                                                        

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12.12.2011

Bientôt: A quand la jungle ??

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06.12.2011

Le facteur sonne toujours deux fois

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Belle histoire...

 

 

Un de mes livres favoris. Et je ne pense pas que "Le facteur sonne toujours deux fois", de James Mac Cain, soit vieillot ou dépassé mais c'est vrai qu'il peut agacer par son coté tragique et du fait de l'intrigue désespérement sombre. Car au fond Nick, ce bon vieux grec, apparaît comme le seul personnage un peu valable de l'histoire (d'ailleurs il est le seul qui donne un travail de pompiste à Frank Chambers), mais cependant ça ne signifie pas que ce roman représente intrinsèquement le genre du hard-boiled . En fait ça n'en est pas vraiment, et le style dramatique et réaliste omet toute nuance baroque ou volontairement "larger-than-life" qu'on retrouve souvent là-dedans !

 

   Il s'agit en fait d'une oeuvre à la grâce flagrante tout comme la frêle Cora, ainsi qu'à la profonde humanité, que beaucoup devraient lire. L'americana et le rêve américain, tous deux narrés jusque dans les jeux d'argent et de hasard, les cartes, le poker, la roulette,le brelan, le billard; mais aussi chez ces héros du quotidien qui parviennent à que la réalité soit plus extraordinaire, en n'écoutant au final que leurs souhaits et voeux les plus intimes. Et puis il faut bien dire que l'automobile que Frank achète et qu'il partage avec sa jolie partenaire est, une fois de plus, représentative et symbolique de la réussite sociale qui amène une bonne vie en dépit de tout: les nombreux exemples dans la littérature et le cinéma seront très loin de manquer par la suite. Le point est certain que l'automobile devient non seulement un sujet et outil dans le récit, mais parallèlement, un vrai personnage. Enfin les personnages ont soif de réel, on ne peut nier qu'ils voient et constatent parfaitement bien que le milieu plutôt artificiel qu'ils fréquentent parfois manque de consistance, sinon d'agréabilité et de variété. Or, surtout de nos jours; qu'est-ce qui est plus important et déterminant en définitive et après tout, après l'argent bien sûr, que la culture ?


      "Le facteur sonne toujours deux fois" est une très belle histoire, et si personnellement je préfère la seconde adaptation filmique avec sa scène de baiser légendaire -  l'un des plus sincères du cinéma - (de Bob Rafelson avec J.Nicholson et J. Lange; 1980 ) plus proche du livre et de son aspect sulfureux à mon sentiment; au contraire, la version première de 1946 avec Lana Turner et John Garfield, est une sorte d' archétype du film noir. Tout cela n'amène que trop bien, en somme, la certitude que les saints ne sont que trop rares dans nos vies, et que pour finir, rien ni personne n'aidera ces deux individus dans leur fuite et déroute, vers l'absolu ou l'ailleurs; qu'on souhaite de toute façon tous un jour, malgré nos dires ou ces mauvais esprits acharnés. 



 

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[Auteur: DK1.]


05.12.2011

Drive

                                                                           

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De la vengeance...

 

 

 Loin de ce genre de ce genre de commentaire déja vu ailleurs; qui provient, il faut le reconnaître, bien souvent de quelqu'un qui n'a pas lu le livre, Drive est un excellent polar, que j'ai critiqué il y a peu de temps sur un site dont je tairais le nom qui n' a comme par hasard pas diffusé ma critique tout en l'ayant enregistré auparavant: Il s'agit en fait d'un viol pur et simple des droits d'auteur, et d'autre part injustifié sans raison aucune. [et puis j'ai lu le livre moi] Bref, évidemment ça n'est absolument pas grave de ne pas aimer telle ou telle oeuvre et de se faire insulter, menacer par des opprobes variées et en tout genre, ou "mépriser" par ces vils gueux ensuite -comme dit l'autre, mais encore faut-il disposer d'un clavier et de la seule possibilité de répondre... 

 

     Donc, sans s'intéresser à ces petits minables, ou à des Mossieurs Je-sais-tout qui plus est inconnus au bataillon et n'ayant que peu à voir selon moi avec les principes du creative-writing et encore moins avec la vraie littérature, et comme je n'ai que peu à cacher, je voudrais tout d'abord resignaler que ce roman ayant plus qu'inspiré le film de Nicolas Rfn, en tout cas proche ou non, [mais surtout écrit AVANT] est un vrai chef d'oeuvre. Très bien concu, et très bien imaginé d'ailleurs, tout comme le personnage du Chauffeur. Un vrai personnage de polar, actif, et non simplement réactif comme l'on voit si souvent: Le Chauffeur ne piaille pas, ne geint pas, lui !.. Le Chauffeur est solitaire, mais ça ne veut pas dire qu'il ne se connaît pas de faux-culs ni de traîtres dans son entourage. Le Chauffeur connaît l'importance de l'argent et de l'atavisme dans les "fêtes" et relations. Le Chauffeur sait que le vrai est mince au final, quand on y pense. Le Chauffeur sait qu'il n'est pas forcé d'être riche pour penser en général, mais que ça aide parfois. Et sa philosophie, récemment analysé par quelques grossiers étudiants boutonneux férus de psychologie mainstream ou essentiellement VRP's de marketing (qui plus est tricheurs et menteurs hyperplanqués derrière leur clavier), n'est simpliste en rien, et Sallis réussit bien là une formidable histoire tout autant que mélancolique. Attention aux faux-copains à la familiarité hystérique qui veulent vous vendre des trucs, toutefois ce livre est empli de bonnes choses qui n'ont que peu à voir avec les naiseries ultra-célébrés à la "Twilight" ou façon comédie bobo-intello à 2 sous: Il n'est pas étonnant que le réalisateur se soit servi sans honte des idées du script et que Drive soit un si fracassant succès, ainsi qu'une machine à cartonner.

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     Car c'est vrai, l'image d'Hollywood, cette Mecque si imité en dépit des protestations, se compromet parfois avec un simple bandit manchot et son jackpot en pillant des auteurs anonymes parceque ceux-là ne disposent pas assez d'argent sur le moment pour payer des avocats pour défendre l'essentiel de leurs droits, surtout lorsqu'il s'agit d'un script valable: Sauf que tout cela n'a rien à voir avec ces petites m***** dictatoriales certes bien de chez nous, ratés divers, mythomanes décorés et promus, virus ou empêcheurs de ne pas tourner rond, mais tellement actuelles, qui n'ont la plupart du temps rien produit de leur vie en touchant par millions moult suventions de l'Etat (pour exemple, je rappelle entre autre que le coût d'un film français est de 20 M d'euros au bas mot, et que grosso modo tout va bien pour ces gens-là) et dont l'idée centrale de la démocratie est de toute façon que tout le monde soit d'accord avec eux ! Les faits sont clairs: il y a trop de gens, sans parler de Drive, qui déforment les propos des internautes de bonne volonté pour les lier à eux, sans être punis, et cela est très regrettable. De plus, soyez rassurés; il n'y a rien, ou pas grand chose là-dedans qui rappellera le style de la bouillie facile à ingérer et à digérer qu'on nous sert habituellement, hors; pour finir, cette histoire est pleine de parcelles brillantes que vous saurez par ailleurs sûrement trouver, de toute façon, mieux que moi. Et James Sallis ne doit qu'à coup sûr que très peu à des intellos prétentiards et petits profs, et de toute évidence suivistes, mais surtout fumeux et chauvins.

      D'autre part je voudrais souligner que si dans Drive on apprend énormément sur les chromes et la façon de se comporter de la Ford Galaxy; le livre, à la symbolique parachevée, évite de manière grandiose ce sentimentalisme gentillet et assez crétin qu'on ne nous sert que trop souvent. Sallis n'a pas besoin de nous pour être un bon auteur, comme d'ailleurs les producteurs du film qui se sont servis de son oeuvre en ne respectant que plus ou moins le caractère unique du bouquin. Voici donc ma modeste contribution à un auteur de génie, pas si connu, et dont j'espère qu'il sera lu même par les réels illetrés. Et de quel droit certaines personnes en découragent-elles d'autres ?


[EXTRAITS]


"Parfait. Une autre vodka ?

- Pourquoi pas ?

[...]

"Elle avait l'air tellement jolie sur le catalogue. Tellement jolie. Pas comme ça."

[...]

Certains jours il ne reconnaissait plus rien. Comme si il avait été débarqué d'un vaisseau spatial et agissait machinalement, essayait de se fondre dans le décor, tâchant d'imiter quelqu'un qui avait sa place sur cette planète. Tout était devenu bas de gamme, criard et creux... Achetez une table aujourd'hui, et tout ce que vous aurez, c'est cinq millimètres de pin collé sur du contreplaqué. Claquez mille deux cents dollars pour un fauteuil, vous ne pourrez même pas y poser les fesses.   

 

 

 "Drive" James Sallis. RIVAGES/NOIR. 9782743615227

[Auteur: Dark Kindness1@hotmail.fr]

 

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 (N.B.: Ceci n'est pas du tout ma voiture, mais un superbe et magnifique bolide à l'extraordinaire, ultra puissant, et unique rapport poids/puissance - et qui d'ailleurs n'est plus fabriqué nulle part dans le monde entier. Il s'agit d'une Ford Gran Torino de 1972.) 

 

 

 

02.12.2011

L'Homme-Terminal / The Terminal Man (Michael Crichton; 1971)

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Une des meilleures oeuvres d’anticipation réaliste jamais écrites : L’on découvre que ce qui arrive à cet homme pourrait arriver (presque) à n’importe qui et d’autre part, Crichton, alors étudiant en médecine, prend le parti intelligent et sans à-priori de la narration neutre...  Dés lors il ne commente rien, raconte, et démontre surtout, tout en nous parlant de tous les avis de ces "spécialistes", mêles-tout, beaux esprits - diplomés ou pas - qui se trompent tous lourdement - et de la scène de l'opération aux discussions des internes et infirmières à la machine à café, le ton sonne très crédible, il est évident que la fin est donc à ne pas dévoiler, malgré tout ce que pourront de toute façon dire ces ennemis acharnés,  ou parangons inversés de la littérature  S/F qui aiment à faire passer ces vessies pour des lanternes, avec sans doute un problème d'estime propre comme tous ces grossiers lourdeaux neurasthéniques - et d'ailleurs toujours à tenter de réduire son importance fondamentale, du moins pour quelques unes de ses oeuvres (et bien byzarrement, justement au contraire de tous ces romans d'autofiction à l'eau de rose qu'on nous impose en masse dans toutes ces émissions de TV-radio) ! Et puis la question soulevée par l'intrigue résonnera pour tous ceux qui s'intéressent à la vie moderne: en effet, y-a-t-il réellement une autre solution pour l'humain que le couple ?

  Cependant il y en a qui osent s'approcher de la vérité, donc je continue: Achevé au début de sa carrière dans les 70’s, on constate également dans L’Homme Terminal que la plupart des références scientifiques peuvent être exactes sinon plausibles surtout du fait des énormes progrés, entre autre, de la nanotechnologie mais aussi de la science. La chirurgie du cerveau est en constante évolution, ses outils de plus en plus invisibles, et même si l'on pense souvent à l'oeuvre de Mary Shelley "Frankenstein" dés que l'on évoque les possibilités de l'après-vie, ou surtout celle d'améliorer l'intelligence humaine, on ne peut joindre "L'homme-terminal" à ces monuments de mièvrerie déja vues partout autre part.  Et puis l’histoire offre également un point de vue crucial sur l’importance des lobbys médicaux ou non, mais essentiellement de l’importance de faire vivre la démocratie [les faits de propagande et les exemples semblables ne manquent pas et même pour les grands pays, et notamment concernant l’ex-RDA. Et ne parlons pas des "tueurs" manipulés...]

         En effet, jusqu’à quel point est-on libre de penser par nous-même, de quel courage disposons-nous globalement; est-ce que nos pires ennemis ne sont-ils pas que nous-mêmes, en définitive  ?  Jusqu'à quel point sommes-nous manipulés ?

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Evidemment, c’est là mon humble position, ce bouquin m’a été prêté par un ami, toutefois je dois bien vaouer que je n’ y ai pas retrouvé les reproches commerciaux qu’on prête généralement aux best-sellers de cet auteur. Enfin beaucoup d’expériences à cobayes (dont le fameux projet MK UKTRA, encore grandement inexpliqué à ce jour) peuvent être rapprochés de l’intrigue. Très actuel, pas du tout cynique, et surtout subversif. Bonne lecture.

 

 

 

[A voir: The Terminal Man, de Mike Hodges. 1974.]

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